Adolpho Avril

Les régions du nez, de la bouche, des oreilles et des yeux ne sont pas clairement identifiés, comme posés approximativement, à la hâte sur les visages ; quant aux bras, ils ne semblent pas pouvoir se tendre. Cette imprécision engendre pourtant une expressivité remarquable, mélange d’agressivité intense envers celui qui les regarde et de souffrance devant le rejet instinctif qu’on pourrait avoir face à eux. Qui est peint ? Celui, celle qui fait du mal, ou celui qui a mal ? Ces œuvres parviennent à faire monter à la surface de la peau la férocité cachée en chacun de nous.

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