Irène Gérard.

La plupart du temps cadrés au-dessus de la ceinture, sans qu’on voie les bras, parfois en pied, les personnages de Irène Gérard sont à la fois hiératiques, d’une pièce, et morcelés, assemblages de plusieurs morceaux emboutis par un forgeron à grands coups de marteau, sans doute réassemblés d’après une photographie. Les têtes reposent sur la colline des épaules. Le miracle est que l’on est attiré par leur regard, mais pourtant les yeux ne sont pas clairement définis, non pas fuyants mais mal situables, comme s’ils étaient le lieu d’une expression indéfinissable. Hors-sol, hors contexte, ils sont le monde à eux seuls.

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :