Philippe Aini

Les regards étonnés des sujets, comme s’ils étaient les premiers saisis par l’état dans lequel on les surprend, établissent un lien direct avec le spectateur sommé de se retrouver dans ces postures étirées comme de la pâte en train de lever, malaxées, déchirées. Turgescentes ou flasques, ces chairs ont leur vie propre que les têtes subissent sans comprendre. Je n’ai pas un corps, je suis mon corps. Loin de se livrer à une orgie, ces personnages essayent de survivre et de réintégrer ce corps, de le vivre, de gommer le dualisme dont nous sommes les victimes depuis l’origine de la civilisation occidentale.

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