Priscille Deborah.

La couleur, d’abord, comme une lente explosion, filmée au ralenti, s’épanchant sur la toile, ou le mur, ou l’écran. Puis des superpositions, des tentatives (ou des tentations) inachevées, des esquisses de gestes et d’attitudes à peine sorties d’un rêve, d’une conte, en tout cas d’une très ancienne histoire dans laquelle rien n’était encore figé de ce qui fait un être, un animal un humain, voire un rocher. Les personnages cherchent à s’extirper du magma qui les fait naître, incertains, joueurs parfois, étonnés et naïfs, bientôt présents. Presque ils demanderaient qu’on les aide à sortir du cadre : ils ont peut-être déjà vécu, mais ils sont encore attachés à une enfance, un temps qui ne se distinguait pas du reste de la nature.

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :