Benoît Monjoie

Les femmes peintes par Monjoie, même nues, paraissent encore habillées, comme si la couleur leur ôtait tout érotisme potentiel. Leur pose pourrait être davantage suggestive mais quelque chose de noué en elles, dans leurs membres, dans leur attitude, exclut le désir. Non pas qu’il ne soit pas là, mais c’est plutôt qu’il est empêché. Cette peinture est celle du désir contraint, presque humilié. Les fonds monochromes, comme « mal peints », à grands traits ou rapidement étalés, témoignent d’un refus qui, au fond, déguise mal une obsession.

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