DAVID HUIS

Le dessin est volontairement flou et indécis même si l’on perçoit rapidement les détails de ces moments de guerre. Une guerre totale, dans laquelle rien d’humain ne subsiste : il y a quelques personnages mais habillés pour se battre, si bien que leur humanité a disparu. Les tableaux sont totalement surchargés de détails : il n’existe aucun moyen d’échapper à la volonté de destruction. Les premiers plans mettent en évidence des êtres-machines et le sang qu’ils versent. Derrière la naïveté du dessin, perspective et construction des tableaux permettent de diffuser une angoisse certaine.