Didier Estival

On peut supposer l’autoportrait en haut à gauche, d’autant que l’imaginaire tourmenté semble sortir directement de son cerveau. Visiblement il manque de la place : chacun essaye de s’extirper, et pour cela, il faut se débarrasser des autres qui pèsent. En même temps – c’est l’occasion – c’est d’une orgie qu’il s’agit, mais d’une orgie nauséeuse, obligatoire, venimeuse, subie et rance. Tous les physiques, tous les âges, toutes les natures sont convoquées, obligées de frayer pour respirer, de se transformer pour survivre, de s’animaliser, se végétaliser. Ce qui était une jambe devient un bras, une branche. Tout nous regarde, et pas seulement les yeux, innombrables, mais les sexes aussi paraissent douées de vision.

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