Fabien Chevrier

Il parie sur l’insaisissable, sur l’impossible instant présent : le second coup de pinceau ou le second trait de crayon est déjà le moment suivant d’une figure qui s’abîme dans un maelström, un vortex temporel qui empêche toute prise. Y a-t-il même encore urgence de vivre ? « Ceux qui vont mourir te saluent » affirment les tableaux, donnant la sensation vertigineuse d’une tentation de l’artiste : représenter ce moment juste avant, cette bascule presque opérée, ce glissement dans le gouffre final.

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