Jean François Bottollier

La matière du tableau demande à être touchée, croirait-on. Elle possède une viscosité palpable. Les êtres qui sont là, mutilés, combattant (à moins qu’ils s‘empoignent pour s’aimer), viennent d’être pétris dans la glaise et, au même moment sont déjà morts. Il y a une fureur extraordinaire dans l’urgence et la folie des gestes : toutes les guerres, toutes les civilisations dans ce qu’elles ont de primitif, de mythique, sont représentées ici. Aimer, se battre, mourir, c’est la même chose. Presque. Car les teintes des arrière-plans, on ne saurait trop le souligner, ont une manière de tendresse enfantine, de crépuscule du matin ou du soir, presque de promesse.

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