Joël Lorand

Les scènes sont toujours primitives, tirées d’un jardin d’Eden peut-être d’avant la faute. Mais la menace est bien réelle, la violence sous-jacente, l’emprise sur l’autre (et sur soi-même) et la contrainte déjà exercée. Les couleurs sont à la fois éclatantes et ternies, comme si elles contenaient leur propre principe autodestructeur. Le grand équilibre, la symétrie revendiquée n’est pas gage d’harmonie pour autant : c’est plus d’un enfermement infernal qu’il s’agit, et les paysages naturels, bucoliques presque, ne viennent pas à bout de la sensation d’oppression.

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