Markus Meurer

MARKUS MEURER..

MARKUS MEURER

Enfant, Markus Meurer a déjà appris à fabriquer des figurines à l’aide de fils et de pinces . Son père, qui était lui-même un artiste de l’art brut, a enseigné à Markus dans ses premières années comment utiliser ces outils pour fabriquer des objets.  Mais tandis que le père construisait des articles comme des motos de la manière la plus réaliste possible, le fils a créé ses pièces avec un grand esprit libre.  Il a connecté des objets trouvés, des choses et des matériaux qui étaient normalement considérés comme des déchets, avec du fil, leur donnant une nouvelle vie. Il a transformé ces artefacts en créations mythiques, créatures hybrides d’animal, d’homme et de machine.

Comme il ne pouvait pas subvenir à ses besoins avec son art, il gagnait de l’argent avec des emplois occasionnels, tout ce qui lui arrivait. Jusqu’en 2006, il vivait dans la maison de ses parents à Monreal, Eifel, Allemagne. Au fil des ans, il a transformé cette maison en Gesamtkunstwerk , une œuvre d’art totale et complète.

Après la mort de ses parents, la vie à Monreal devient de plus en plus difficile pour Meurer.  De 2006 à 2008, il a vécu avec sa femme britannique en Angleterre. Ici, il a écrit son livre Die Plange Angst ( Glaring Fear ).

Avec l’aide d’amis, Markus et sa femme sont retournés en Allemagne, à Kevelaer sur le Bas-Rhin, où ils vivent maintenant. Son appartement est sa maison ainsi que son studio, et sert également d’espace d’exposition.  Pendant ce temps, la maison de ses parents a été déclarée dangereuse et inhabitable et a été démolie par la ville de Monreal.

Le travail de Markus a été fait connaître en Allemagne ainsi qu’à l’étranger avec l’aide d’amateurs d’art autour de Kevelaer.  Ces dernières années, son travail comprend de plus en plus de collages qui démontrent sa philosophie et son image unique du monde.

 

Stéphane Milet

Stéphane Milet.....

Stéphane Milet...

Stéphane Milet..

Stéphane Milet.

Stéphane Milet

Stéphane MILET est né à Boussu, en Belgique, le 21 octobre 1986. Son travail se partage entre la terre et le dessin. Sur papier ou sur plaques en céramique, il se traduit par une répétition obsessionnelle de motifs tous semblables. Une construction de l’espace qui le rassure ! Stéphane assouvit ainsi son besoin d’entomologiste, en recopiant consciencieusement la nature et les sujets qui l’intéressent. Il attache beaucoup d’importance à l’exactitude de son dessin par souci d’être le plus fidèle possible à la réalité, « sa réalité » ! Une série d’œuvres d’une qualité unique commence à en découler…

 

Frédéric Anacleto

Frédéric Anacleto.

Frédéric Anacleto

Frédéric est né le 12 juillet 1978. Fred (son nom dʼartiste) a un style reconnaissable entre tous. En quelques traits de fusain, il donne à ses portraits aux regards statuaires une force peu commune. Personnages seuls ou en couple, trônent au milieu de la feuille, dans une absence totale de décors. Depuis toujours il utilise les mêmes tons. La sépia, le marron, le noir et le blanc. La famille est le thème central de son œuvre.

Pour une série particulière, Fred déchire en deux une veille gravure de mode représentant des élégantes du siècle passé. Il colle une moitié sur une feuille et dessine la partie manquante.

 

Oscar Haus

Oscar Haus

Oscar Haus est né en 1939. Très proche de sa mère, il a beaucoup souffert de la voir subir la violence de son père. Il a suivi l’enseignement primaire avant de travailler quelque temps dans un atelier de verrerie à Braine-le-Comte. Très agité, il est placé dans divers établissements avant d’intégrer le Centre de La Pommeraie en 1974, travaillant jusqu’à l’âge de cinquante-sept ans aux Ateliers de Blicquy dans plusieurs secteurs : fabrication de blocs de béton, collage d’étiquettes sur des sacs de conditionnement. Il est à la retraite depuis quelques années.
Au début, Oscar Haus ne fait que crayonner à l’atelier de dessin. Puis, il se familiarise avec les crayons de couleur qu’il emploie avec beaucoup de finesse, travaillant par superposition de tons et ne négligeant aucun détail de ce qu’il dessine. Son univers est champêtre, léger, idyllique : oiseaux, fleurs et soleil sont omniprésents. Les couleurs sont chatoyantes. Mis à part le dessin, Oscar Haus aime également animer des soirées avec son « piano à bretelles », s’adonnant parfois à de petites improvisations.
Oscar Haus est décédé le 11 septembre 2018. Il résidait à Ellignies-Sainte-Anne, en Belgique.

 

Yvonne Robert

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Née 1922 à Saint-Avaugourd-des-Landes, dans une famille d’agriculteurs vendéens qui compte sept enfants, Yvonne Robert vit une enfance difficile : entre ivresse du père et tentative de suicide de la mère. Elle obtient son certificat d’études à douze ans et devient bonne chez des instituteurs puis chez un fermier qui abusera d’elle. Elle se marie en 1944 et subit l’ivrognerie de sa belle-mère qui ne l’apprécie guère. En 1945, après la naissance de son premier enfant, elle s’installe avec son mari à Grues. A la suite d’une diphtérie mal soignée, elle sombre dans un état dépressif latent.
En 1974, au rayon papeterie des Nouvelles-Galeries de Luçon, elle achète du papier et des aquarelles. Encouragée par son frère, elle achète, quelques mois plus tard, de la peinture à l’huile et des toiles. C’est le début d’une longue série de tableaux qu’elle peint dans une pièce exiguë et mal éclairée, tenant la toile sur ses genoux. De 1974 à 1984, elle exécute plus de deux cent cinquante œuvres de petit format dont une dizaine rejoindra la Collection de l’Art Brut à Lausanne. Longtemps, par humilité mais aussi par méfiance, elle ne voudra pas exposer ses peintures. Yvonne Robert peint également à la gouache et, plus récemment à l’acrylique, les scènes rurales de son quotidien ou de son enfance. Chaque peinture est accompagnée d’une légende-titre écrite dans la partie inférieure du tableau.
Yvonne Robert est décédée le 20 janvier 2018. Elle résidait à Grues, en Vendée. Son œuvre est présente dans la Collection de l’Art Brut à Lausanne et dans celle de l’Aracine au LaM Lille Métropole.

Jaber

Jaber

Artiste autodidacte découvert par Jean Dubuffet. ancien boulanger, boxeur et bateleur. A enregistré deux disques chez Pathé Marconi a fréquenté le petit conservatoire de Mireille. Personnage entouré de légendes et d’histoires rocambolesques. Il est analphabète mais sous son aspect de pauvre artiste il s’en sort très bien. Les peintures de Jaber, comme ses dessins, sont réalisés en jonglant avec les formes, les symboles et le rythme des couleurs dans une confusion d’expression qui n’est pas, du moins au départ, très facile à comprendre.

 

Adolpho Avril

Adolpho Avril..Adolpho Avril

Adolpho Avril peint des êtres entièrement faits d’yeux – avec des mains qui observent, des ventres qui attendent, des jambes qui s’impatientent –, dans cette génétique, cette synesthésie enfin appliquée, ces peaux mélangées de façon inédite pour mieux appréhender nos alentours. Ces êtres semblent évoluer dans un espace à la fois marin et aérien, une amphibie en direct, entre deux eaux, l’air de rien. Ils sont harnachés, encombrés, chargés de constructions qu’ils ont engendrées et qui font immédiatement partie d’eux-mêmes, dans cette recherche constante de totalité, histoire de faire pleinement corps avec leur vie. Ils s’expriment sui generis, s’échangent les membres et les sens pour mieux nous expliquer le monde, et chaque fois l’inventer. Adolpho Avril est un portraitiste, il grave dans la nuit – au plus profond, dans ses bois les plus intérieurs – des rescapés, des miraculés, des gens ordinaires. Il lui arrive aussi de tagger – c’est un jeune homme moderne – mais s’il le fait ce n’est pas pour étouffer nos murs ni marquer un quelconque et inutile territoire, plutôt pour raconter des histoires dont nous ne pourrions plus nous passer. Regardez si vous l’osez ses soleils noirs, ils sont pleins de nerfs, ses grands yeux, ils font des trous dans les murs, ils occupent tout l’espace du visage, toute son étendue, tout son désert enfin peuplé.

François Liénard

 

Pol Jean

Pol Jean

Pol a longtemps travaillé le dessin et la peinture pour lui-même. Il possède une surproduction de travaux. Avec cet esprit boulimique de travail malgré ses activivités au jardin, il fréquent l’atelier dessin de « Campagnard » une fois par semaine.
Avec une nette préférence pour les portraits, il campe des visages torturés à la géométrie très marquée. Dans ces faciès décomposés, il porte une grande attention aux regards qui sont toujours très intenses.

Abdelaziz Ladhari

LADHARI

Né le 8 septembre 1956 à M’Saken en Tunisie, comme Jaber, auquel il achetait des œuvres et qui l’a initié à la peinture, Abdelaziz Ladhari est un peintre autodidacte vivant actuellement en Espagne. Arrivé en France, il a d’abord exercé tous les métiers : apprenti cuisinier, agent commercial, commerçant ambulant, peintre en bâtiment, ferrailleur et même en Belgique projectionniste avant de se consacrer définitivement à la création en 1998. Travaillant au feeling, suivant l’inspiration spontané tirée de son expérience de la vie. Il est réfractaire aux académies des beaux arts, auxquelles il a tenté en vain de s’intégrer. Il peint le plus souvent à l’acrylique sur toile et il fabrique lui-même ses châssis, mais il est ouvert à toutes les expériences (il a fait un jour, avec des olives écrasées, un tableau qui a gardé des couleurs magnifiques).

 

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