Paul Duhem

Paul DUHEM..Paul DUHEM

Né le 27 juillet 1919 à Blandain en Belgique.

Décédé à l’âge de 80 ans en 1999, Paul Duhem est décédé le 21 septembre 1999. Pendant 10 ans Paul Duhem a eu dans sa production deux thèmes principaux : les portes et les portraits.

Nous les appelons des portes, mais notre regard est peut-être trop restrictif, il s’agit en fait de la maison symbolisée par la porte. Celle-ci est coiffée d’une toiture pointue, arrondie ou carrée, ornée souvent d’une lucarne. La porte ou la maison est rectangulaire, carrée ou très allongée et étroite, elle est aussi aménagée d’une fenêtre qui est parfois divisée en deux. Ces surfaces vitrées ne sont pas peintes, malgré l’absence de rideaux, on ne voit pas l’habitacle de ce lieu. Même si l’on ne voit pas l’intérieur de ces demeures, on imagine la vie de ses habitants.

Mais le fil conducteur de son travail, c’est la représentation humaine. Homme tronc qu’il répète à l’infini, si l’on n’y prête pas attention, on pourrait croire qu’ils sont tous identiques, mais l’émotion qu’ils transmettent est à chaque fois différente. Discrètement, avec la régularité d’un métronome, Paul Duhem a réalisé sans en avoir conscience, un travail considérable. Il voulait peindre jusqu’au bout, ce qu’il a fait.

Les œuvres de Paul Duhem sont dans de nombreuses collections à travers le monde, dans la collection de l’art brut à Lausanne, collection de l’art brut à Moscou, les musées Art et Marge à Bruxelles, docteur Guislain à Gent, LAM à Villeneuve d’Asq, La création Franche à Bègles…

 

Jaber

Jaber

Artiste autodidacte découvert par Jean Dubuffet. ancien boulanger, boxeur et bateleur. A enregistré deux disques chez Pathé Marconi a fréquenté le petit conservatoire de Mireille. Personnage entouré de légendes et d’histoires rocambolesques. Il est analphabète mais sous son aspect de pauvre artiste il s’en sort très bien. Les peintures de Jaber, comme ses dessins, sont réalisés en jonglant avec les formes, les symboles et le rythme des couleurs dans une confusion d’expression qui n’est pas, du moins au départ, très facile à comprendre.

 

Adolpho Avril

Adolpho Avril..Adolpho Avril

Adolpho Avril peint des êtres entièrement faits d’yeux – avec des mains qui observent, des ventres qui attendent, des jambes qui s’impatientent –, dans cette génétique, cette synesthésie enfin appliquée, ces peaux mélangées de façon inédite pour mieux appréhender nos alentours. Ces êtres semblent évoluer dans un espace à la fois marin et aérien, une amphibie en direct, entre deux eaux, l’air de rien. Ils sont harnachés, encombrés, chargés de constructions qu’ils ont engendrées et qui font immédiatement partie d’eux-mêmes, dans cette recherche constante de totalité, histoire de faire pleinement corps avec leur vie. Ils s’expriment sui generis, s’échangent les membres et les sens pour mieux nous expliquer le monde, et chaque fois l’inventer. Adolpho Avril est un portraitiste, il grave dans la nuit – au plus profond, dans ses bois les plus intérieurs – des rescapés, des miraculés, des gens ordinaires. Il lui arrive aussi de tagger – c’est un jeune homme moderne – mais s’il le fait ce n’est pas pour étouffer nos murs ni marquer un quelconque et inutile territoire, plutôt pour raconter des histoires dont nous ne pourrions plus nous passer. Regardez si vous l’osez ses soleils noirs, ils sont pleins de nerfs, ses grands yeux, ils font des trous dans les murs, ils occupent tout l’espace du visage, toute son étendue, tout son désert enfin peuplé.

François Liénard

 

Patrick Chapelière

Patrick Chapelière.Patrick Chapelière

A 50 ans pendant sa période d’inactivité forcée, il commence à dessiner, pour s’occuper. Lorsqu’il retrouve un emploi dans une usine de cartonnage, il continue à dessiner quotidiennement, au retour du travail, jusqu’a une heure avancée de la soirée,et le week end qu’il passe dans sa maison de campagne. Il utilise une technique très personnelle : sur des chutes de carton qui lui sont données dans son entreprise, il trace, à l’aide d’une pointe Bic usagée, une multitude de sillons qui structurent et révèlent une image avec la mise en couleurs au crayon-cire. Apparaissent alors fleurs, animaux, petits personnages et architectures fantastiques. Le monde animalier de Patrick Chapelière emprunte autant à l’imaginaire qu’a ses nombreux souvenirs de chasseur.

 

Pol Jean

Pol Jean

Pol a longtemps travaillé le dessin et la peinture pour lui-même. Il possède une surproduction de travaux. Avec cet esprit boulimique de travail malgré ses activivités au jardin, il fréquent l’atelier dessin de « Campagnard » une fois par semaine.
Avec une nette préférence pour les portraits, il campe des visages torturés à la géométrie très marquée. Dans ces faciès décomposés, il porte une grande attention aux regards qui sont toujours très intenses.

Abdelaziz Ladhari

LADHARI

Né le 8 septembre 1956 à M’Saken en Tunisie, comme Jaber, auquel il achetait des œuvres et qui l’a initié à la peinture, Abdelaziz Ladhari est un peintre autodidacte vivant actuellement en Espagne. Arrivé en France, il a d’abord exercé tous les métiers : apprenti cuisinier, agent commercial, commerçant ambulant, peintre en bâtiment, ferrailleur et même en Belgique projectionniste avant de se consacrer définitivement à la création en 1998. Travaillant au feeling, suivant l’inspiration spontané tirée de son expérience de la vie. Il est réfractaire aux académies des beaux arts, auxquelles il a tenté en vain de s’intégrer. Il peint le plus souvent à l’acrylique sur toile et il fabrique lui-même ses châssis, mais il est ouvert à toutes les expériences (il a fait un jour, avec des olives écrasées, un tableau qui a gardé des couleurs magnifiques).

 

Richard Bawin

Richard BAWINRichard BAWIN

Dans une série de collages remarquables, il reprend des images extraites de films, images qu’il surdessine et qu’il insère dans des architectures faites de traits emplis de couleurs, le tout sur fond noir. L’on y reconnaît La planète des singes, La fureur du dragon, Le jour des morts vivants, La tour infernale, Le bon, la brute et le truand, La vache et le prisonnier, le cinéclub de Richard n’est pas sectaire. Les images d’acteurs font corps avec les architectures, encastrées dans ce décor de briques. Les constructions ornées, cernées et coloriées se détachant des fonds éteints sont comme des bijoux graphiques, des pendentifs de papier, des décorations rutilantes, byzantines. Oui c’est Byzance, dans les aplats de couleurs et les formes circonscrites, les coupoles et les frontons, ces effets de mosaïques – manqueraient juste les dorures, rendues inutiles par les fonds noirs accentuant par contraste la luminosité des couleurs. Mais les saints et les saintes priées par Richard Bawin s’appellent ici Bruce Lee, Clint Eastwood, Alain Delon, Jean-Claude Van Damme, Tarzan, Jane ou Super Jamie. Vielsalm où œuvre Richard n’est pas Byzance, Constantinople ou Istanbul, encore moins Hollywood, mais les légendes prennent parfois naissance sur les terres les plus inattendues.

François Liénard

 

David Huis

DAVID HUIS

Le dessin est volontairement flou et indécis même si l’on perçoit rapidement les détails de ces moments de guerre. Une guerre totale, dans laquelle rien d’humain ne subsiste : il y a quelques personnages mais habillés pour se battre, si bien que leur humanité a disparu. Les tableaux sont totalement surchargés de détails : il n’existe aucun moyen d’échapper à la volonté de destruction. Les premiers plans mettent en évidence des êtres-machines et le sang qu’ils versent. Derrière la naïveté du dessin, perspective et construction des tableaux permettent de diffuser une angoisse certaine.

 

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