Yves Fleury

YVES JULES CH DE CROIX 1 FB

YVES JULES CH DE CROIX 2 FB

YVES JULES CH DE CROIX 3 FB

YVES JULES CH DE CROIX 4 FB

YVES JULES CH DE CROIX 5 FB

YVES JULES CH DE CROIX 6 FB

YVES JULES CH DE CROIX 7 FB

YVES JULES CH DE CROIX 8 FB

YVES JULES CH DE CROIX 9 FB

YVES JULES CH DE CROIX 10 FB

YVES JULES CH DE CROIX 11 FB

YVES JULES CH DE CROIX 12 FB

YVES JULES CH DE CROIX 13 FB

YVES JULES CH DE CROIX 14 FB

Yves Fleury est né à Linselles, près de Lille, en France. Ses parents travaillaient dans un cirque. Etant légèrement retardé et la France manquant d’institutions, il fût placé, comme beaucoup d’handicapés du nord de la France dans une institution en Belgique. Ses talents artistiques sont multiples : outre un passage au Théâtre du Plantin et de sa carrière de peintre, il est connu dans son entourage pour ses talents de magiciens. C’est sans doute pour cette raison qu’Yves a, dès le début, développé un style personnel inspiré des cartes à jouer. Portant un immense respect à Gauguin qui « même mort reste un bon artiste » il partage avec lui un intérêt pour la réalisation de vues exotiques et pour l’imagerie populaire. Par des couches d’acrylique sur un dessin préparatoire au crayon relevé au feutre noir, il déploie sa vison d’un monde de prestige. Consciencieux, Il décortique et interprète, parfois à la loupe, les détails des photos qui lui servent de modèles.

Inspirés par la copie d’affiches ou de tableaux célèbres, travaillant de manière sérielle, Yves jules s’inspire de modèles qu’il classe soigneusement dans ses albums. Son attrait pour les autres en fait un grand portraitiste qui saisit l’essence de ses sujets, les distordant pour s’approcher de la caricature. Par des couches d’acrylique sur un dessin préparatoire au crayon ensuite relevé au feutre noir, il déploie sa vision d’un monde coloré et proche de l’image d’Epinal réalisée au pochoir ou du cloisonné. Sa minutieuse et vive mise en lumière de chaque élément, serti d’un noir épais après la mise en couleur, ainsi que le titre de l’œuvre et la signature de son nom d’artiste, « Yves-Jules », rend son style personnel et reconnaissable entre tous.

 

Paul Duhem

Paul DUHEM..Paul DUHEM

Né le 27 juillet 1919 à Blandain en Belgique.

Décédé à l’âge de 80 ans en 1999, Paul Duhem est décédé le 21 septembre 1999. Pendant 10 ans Paul Duhem a eu dans sa production deux thèmes principaux : les portes et les portraits.

Nous les appelons des portes, mais notre regard est peut-être trop restrictif, il s’agit en fait de la maison symbolisée par la porte. Celle-ci est coiffée d’une toiture pointue, arrondie ou carrée, ornée souvent d’une lucarne. La porte ou la maison est rectangulaire, carrée ou très allongée et étroite, elle est aussi aménagée d’une fenêtre qui est parfois divisée en deux. Ces surfaces vitrées ne sont pas peintes, malgré l’absence de rideaux, on ne voit pas l’habitacle de ce lieu. Même si l’on ne voit pas l’intérieur de ces demeures, on imagine la vie de ses habitants.

Mais le fil conducteur de son travail, c’est la représentation humaine. Homme tronc qu’il répète à l’infini, si l’on n’y prête pas attention, on pourrait croire qu’ils sont tous identiques, mais l’émotion qu’ils transmettent est à chaque fois différente. Discrètement, avec la régularité d’un métronome, Paul Duhem a réalisé sans en avoir conscience, un travail considérable. Il voulait peindre jusqu’au bout, ce qu’il a fait.

Les œuvres de Paul Duhem sont dans de nombreuses collections à travers le monde, dans la collection de l’art brut à Lausanne, collection de l’art brut à Moscou, les musées Art et Marge à Bruxelles, docteur Guislain à Gent, LAM à Villeneuve d’Asq, La création Franche à Bègles…

 

Oscar Haus

Oscar Haus

Oscar Haus est né en 1939. Très proche de sa mère, il a beaucoup souffert de la voir subir la violence de son père. Il a suivi l’enseignement primaire avant de travailler quelque temps dans un atelier de verrerie à Braine-le-Comte. Très agité, il est placé dans divers établissements avant d’intégrer le Centre de La Pommeraie en 1974, travaillant jusqu’à l’âge de cinquante-sept ans aux Ateliers de Blicquy dans plusieurs secteurs : fabrication de blocs de béton, collage d’étiquettes sur des sacs de conditionnement. Il est à la retraite depuis quelques années.
Au début, Oscar Haus ne fait que crayonner à l’atelier de dessin. Puis, il se familiarise avec les crayons de couleur qu’il emploie avec beaucoup de finesse, travaillant par superposition de tons et ne négligeant aucun détail de ce qu’il dessine. Son univers est champêtre, léger, idyllique : oiseaux, fleurs et soleil sont omniprésents. Les couleurs sont chatoyantes. Mis à part le dessin, Oscar Haus aime également animer des soirées avec son « piano à bretelles », s’adonnant parfois à de petites improvisations.
Oscar Haus est décédé le 11 septembre 2018. Il résidait à Ellignies-Sainte-Anne, en Belgique.

 

Yvonne Robert

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Née 1922 à Saint-Avaugourd-des-Landes, dans une famille d’agriculteurs vendéens qui compte sept enfants, Yvonne Robert vit une enfance difficile : entre ivresse du père et tentative de suicide de la mère. Elle obtient son certificat d’études à douze ans et devient bonne chez des instituteurs puis chez un fermier qui abusera d’elle. Elle se marie en 1944 et subit l’ivrognerie de sa belle-mère qui ne l’apprécie guère. En 1945, après la naissance de son premier enfant, elle s’installe avec son mari à Grues. A la suite d’une diphtérie mal soignée, elle sombre dans un état dépressif latent.
En 1974, au rayon papeterie des Nouvelles-Galeries de Luçon, elle achète du papier et des aquarelles. Encouragée par son frère, elle achète, quelques mois plus tard, de la peinture à l’huile et des toiles. C’est le début d’une longue série de tableaux qu’elle peint dans une pièce exiguë et mal éclairée, tenant la toile sur ses genoux. De 1974 à 1984, elle exécute plus de deux cent cinquante œuvres de petit format dont une dizaine rejoindra la Collection de l’Art Brut à Lausanne. Longtemps, par humilité mais aussi par méfiance, elle ne voudra pas exposer ses peintures. Yvonne Robert peint également à la gouache et, plus récemment à l’acrylique, les scènes rurales de son quotidien ou de son enfance. Chaque peinture est accompagnée d’une légende-titre écrite dans la partie inférieure du tableau.
Yvonne Robert est décédée le 20 janvier 2018. Elle résidait à Grues, en Vendée. Son œuvre est présente dans la Collection de l’Art Brut à Lausanne et dans celle de l’Aracine au LaM Lille Métropole.

Jaber

Jaber

Artiste autodidacte découvert par Jean Dubuffet. ancien boulanger, boxeur et bateleur. A enregistré deux disques chez Pathé Marconi a fréquenté le petit conservatoire de Mireille. Personnage entouré de légendes et d’histoires rocambolesques. Il est analphabète mais sous son aspect de pauvre artiste il s’en sort très bien. Les peintures de Jaber, comme ses dessins, sont réalisés en jonglant avec les formes, les symboles et le rythme des couleurs dans une confusion d’expression qui n’est pas, du moins au départ, très facile à comprendre.

 

Adolpho Avril

Adolpho Avril..Adolpho Avril

Adolpho Avril peint des êtres entièrement faits d’yeux – avec des mains qui observent, des ventres qui attendent, des jambes qui s’impatientent –, dans cette génétique, cette synesthésie enfin appliquée, ces peaux mélangées de façon inédite pour mieux appréhender nos alentours. Ces êtres semblent évoluer dans un espace à la fois marin et aérien, une amphibie en direct, entre deux eaux, l’air de rien. Ils sont harnachés, encombrés, chargés de constructions qu’ils ont engendrées et qui font immédiatement partie d’eux-mêmes, dans cette recherche constante de totalité, histoire de faire pleinement corps avec leur vie. Ils s’expriment sui generis, s’échangent les membres et les sens pour mieux nous expliquer le monde, et chaque fois l’inventer. Adolpho Avril est un portraitiste, il grave dans la nuit – au plus profond, dans ses bois les plus intérieurs – des rescapés, des miraculés, des gens ordinaires. Il lui arrive aussi de tagger – c’est un jeune homme moderne – mais s’il le fait ce n’est pas pour étouffer nos murs ni marquer un quelconque et inutile territoire, plutôt pour raconter des histoires dont nous ne pourrions plus nous passer. Regardez si vous l’osez ses soleils noirs, ils sont pleins de nerfs, ses grands yeux, ils font des trous dans les murs, ils occupent tout l’espace du visage, toute son étendue, tout son désert enfin peuplé.

François Liénard

 

Patrick Chapelière

Patrick Chapelière.Patrick Chapelière

A 50 ans pendant sa période d’inactivité forcée, il commence à dessiner, pour s’occuper. Lorsqu’il retrouve un emploi dans une usine de cartonnage, il continue à dessiner quotidiennement, au retour du travail, jusqu’a une heure avancée de la soirée,et le week end qu’il passe dans sa maison de campagne. Il utilise une technique très personnelle : sur des chutes de carton qui lui sont données dans son entreprise, il trace, à l’aide d’une pointe Bic usagée, une multitude de sillons qui structurent et révèlent une image avec la mise en couleurs au crayon-cire. Apparaissent alors fleurs, animaux, petits personnages et architectures fantastiques. Le monde animalier de Patrick Chapelière emprunte autant à l’imaginaire qu’a ses nombreux souvenirs de chasseur.

 

Pol Jean

Pol Jean

Pol a longtemps travaillé le dessin et la peinture pour lui-même. Il possède une surproduction de travaux. Avec cet esprit boulimique de travail malgré ses activivités au jardin, il fréquent l’atelier dessin de « Campagnard » une fois par semaine.
Avec une nette préférence pour les portraits, il campe des visages torturés à la géométrie très marquée. Dans ces faciès décomposés, il porte une grande attention aux regards qui sont toujours très intenses.

Abdelaziz Ladhari

LADHARI

Né le 8 septembre 1956 à M’Saken en Tunisie, comme Jaber, auquel il achetait des œuvres et qui l’a initié à la peinture, Abdelaziz Ladhari est un peintre autodidacte vivant actuellement en Espagne. Arrivé en France, il a d’abord exercé tous les métiers : apprenti cuisinier, agent commercial, commerçant ambulant, peintre en bâtiment, ferrailleur et même en Belgique projectionniste avant de se consacrer définitivement à la création en 1998. Travaillant au feeling, suivant l’inspiration spontané tirée de son expérience de la vie. Il est réfractaire aux académies des beaux arts, auxquelles il a tenté en vain de s’intégrer. Il peint le plus souvent à l’acrylique sur toile et il fabrique lui-même ses châssis, mais il est ouvert à toutes les expériences (il a fait un jour, avec des olives écrasées, un tableau qui a gardé des couleurs magnifiques).

 

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑