Thomas Schlimm

Goya, dans certains de ses «cartons de tapisserie», montre des scènes quotidiennes de fêtes et de jeux qui, si l’on s’y attarde, finissent par transmettre une forme de malaise : le regard des personnages, de façon indéfinissable, possède une manière d’»inquiétante étrangeté». Les peintures naïves de Thomas Schlimm, consacrées au cirque et à ses numéros, à ses dresseurs et à ses fauves, à ses jongleurs magiques, éclatent de couleurs vives et joyeuses comme les témoignages d’une ivresse bon enfant. Mais les yeux, les «coups d’œil» des personnages (humains ou animaux, comme confondus) possèdent une noirceur dérangeante qui participent de ce que le cirque (et ses clowns) ont toujours représenté : le rictus sous le rire, le non-sens après l’évidence, l’irrémédiable derrière l’expressivité.

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