Willie Beckmans

Evidemment ce petit bestiaire de rats et d’oiseau cherchant à s’enfuir sous l’œil du spectateur ne pourra ni « décoller » ni s’enfuir, scotché qu’il est par la matière même. C’est là tout le paradoxe de la sculpture que de proposer un mouvement dans l’immobilité même. On peut s’interroger sur les raisons de cette frénésie soudaine : quelle est la peur qui fait s’enfuir ce regroupement improbable ? L’oiseau, sans doute, menaçait les rats, mais c’est comme une effraction à laquelle on assiste, l’irruption non seulement de l’oiseau mais du regard du spectateur.

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